Concours :
Charte Architecturale et Paysagère du Cap Corse

Moune Poli, Chef de projet et sociologue, Médiaterra Consultants

Paul Casalonga, Architecte

Marion Mariani, Architecte

Marie-Hélène Stefanaggi, Paysagiste

Odile Merelo, Urbaniste

Vanina Bellini, Graphiste Maquettiste

Joël Demasson, Supervision méthodologique

Equipe retenue parmi les trois dernières finalistes

PRÉOCCUPATIONS. [...] retenons simplement que le paysage est un héritage du passé. Il est richesse, esprit des lieux, harmonie… À sa composante matérielle (naturelle, géo-morphologique, hydrographique, climatique et faunistique) répond la trace culturelle et économique.
Façonné par l’Homme au fil du temps, le paysage est un élément essentiel du bien-être individuel et social. C’est aussi le fondement de l’identité : le paysage, dans toutes ses dimensions, est la résultante de l’activité humaine.
Il détermine ainsi la qualité de vie des populations. N’est-ce pas, d’ailleurs, ce qu’en dit la Convention européenne du paysage (entrée en vigueur en France le 1er juillet 2006) ?


Raison de plus pour questionner nos pratiques actuelles en ce qu’elles interfèrent sur ce même paysage.
Raison de plus pour faire le lien avec le futur économique de notre île à l’heure où l’Assemblée de Corse peaufine son projet de société à travers l’élaboration du Padduc.
Raison de plus, avec l’avènement du changement climatique, pour faire la relation entre paysage et alimentation. Pour réfléchir à la place des terres agricoles.
Raison de plus, au prologue de la montée des eaux marines, de s’interpeller sur l’objet des zones humides et des terres littorales.
Raison de plus, alors même que nous disposons de matériaux nouveaux et d’une puissance constructive décuplée, de se pencher sur la fragilité de certains équilibres hérités.
D’autant que la maîtrise de l’évolution qualitative des paysages et de l’architecture du territoire constitue un enjeu majeur pour les élus locaux qui expriment : « Le paysage et l’environnement sont des facteurs d’attractivité du Cap Corse ».